14152
"Équilibres de second ordre : l'autre rôle de la géométrie". Salon CEVISAMA, Valence, 2014
2014
-

Les techniciens du secteur de la construction qui participent explicitement à la conception structurelle, et même ceux qui participent de manière plus tangentielle, sont bien conscients du pouvoir de la géométrie comme agent d'équilibre de base dans certains problèmes analysés en premier ordre (sans tenir compte de l'effet de la déformation progressive de la structure sur le résultat). Dans ce sens, les arcs, les voûtes, les dômes, les paraboloïdes hyperboliques, etc. font partie de notre contexte courant, au-delà de l'utilisation plus ou moins répandue de cette famille de solutions.

Nombreux sont les problèmes habituels dans le développement quotidien de la profession où les effets de second ordre (tenant compte de l'effet de la déformation progressive de la structure sur le résultat) doivent être obligatoirement pris en considération. Le paradigme de ceci consiste en la colonne, par suite de son élancement, bien que dans ce cas nous puissions dire que le rôle de la géométrie, en tant qu'agent fondamental d'équilibre, est très secondaire.

Cependant, dans certains autres problèmes analysés dans le second ordre, l'équilibre progressif implique une modification de la typologie structurelle, où, par exemple, un élément soumis à la flexion passe graduellement à travailler comme élément laminaire grâce à sa nouvelle géométrie.

La conférence proposée porte avant tout sur ce dernier type de problème, en prenant comme référence nucléaire la conception et l'analyse d'une sculpture extrêmement mince, œuvre de l'artiste Lorenzo Quinn, dont l'emplacement était prévu au nouveau siège du groupe Schlinder à Hergiswil (Suisse).